AVC

Un Accident Vasculaire Cérébral, appelé dans le langage courant AVC, est aujourd’hui, une des principales causes de mortalité en France et reste la première cause de handicap acquis de l’adulte. Il est provoqué par un arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau du cerveau. La connaissance des symptômes évocateurs et une prise en charge précoce permettent de diminuer fortement les lésions cérébrales et donc les séquelles.

Qu’est-ce qu’un AVC ?

Un Accident Vasculaire Cérébral (AVC), ou aussi appelé « attaque cérébrale », est causé par un arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau d’une zone du cerveau. L’oxygène et les nutriments transportés par le sang n’arrivent plus jusqu’aux cellules du cerveau qui en ont besoin pour fonctionner normalement. Les cellules ne se renouvellement pas, ou très peu, entraînant des pertes fonctionnelles plus ou moins importantes. La gravité de l’AVC va dépendre de la localisation et de l’étendue des zones cérébrales touchées.

Il existe deux types d’AVC :

  • L’AVC ischémique, ou infarctus cérébral: l’arrêt de la circulation sanguine est dû à un caillot de sang (thrombose) qui bouche une artère en direction ou à l’intérieur du cerveau (plus de 4 cas sur 5). Les maladies les plus importantes à l’origine de ces AVC sont l’athérosclérose et certaines maladies cardiaques.
  • L’AVC hémorragique : l’arrêt de la circulation est dû à l’éclatement d’une artère cérébrale provoquant une hémorragie dans le cerveau (moins de 1 cas sur 5). La principale cause est l’hypertension artérielle.

Symptômes : comment les reconnaitre ?

Ils apparaissent brusquement et dépendent généralement de la zone du cerveau atteinte et de l’étendue de la lésion. Leur intensité peut être, d’emblée, maximale ou s’accentuer sur quelques minutes voire quelques heures. Ils peuvent aussi survenir pendant le sommeil. Il existe néanmoins une liste de signes évocateurs d’un AVC à prendre en compte. Ils correspondent aux zones les plus fréquemment touchées et permettent une prise en charge rapide par les services d’urgence :

  • Perte soudaine d’équilibre, trouble de la coordination des membres, difficulté à se déplacer ;
  • Faiblesse musculaire ou paralysie du visage, d’un bras, d’une jambe ou d’un côté du corps ;
  • Perte de sensibilité ou engourdissement d’un ou plusieurs membres ou visage ;
  • Difficulté à s’exprimer soit en raison d’une difficulté à trouver ses mots, soit en raison d’une difficulté d’articuler (dysarthrie) ou à comprendre ce que l’on vous dit (aphasie)
  • Perte de la vue (cécité), vision double (diplopie), vision trouble d’un seul œil ;
  • Troubles de la vigilance pouvant aller jusqu’au coma ;
  • Mal de tête intense, accompagné parfois de vomissements.

L’AVC peut être transitoire, on parle alors d’Accident Ischémique Transitoire (AIT). Les signes évocateurs disparaissent spontanément dans les premières heures. Il ne faut pas pour autant minimiser les AIT. L’urgence et la prise en charge sont identiques à celles d’un AVC puisqu’il existe un risque élevé de récidive dans les 24 h.

Une urgence médicale

Il est capital de savoir reconnaitre les signes évocateurs d’un AVC ou d’un AIT afin d’agir le plus rapidement impossible. Une action médicale dans les 3h permet un diagnostic précoce et donc une prise en charge rapide, adaptée et efficace. Elle permet de réduire la mortalité de 30 % et limite la gravité des lésions. Les dommages sont souvent irréversibles lorsque la prise en charge arrive plus de 7h après la survenue d’un AVC.

  • Face (visage) – Le visage paraît inhabituel ?
    Demandez à la personne de sourire. Le sourire de la personne est-il asymétrique ?
  • Arm (bras) – L’un des bras reste pendant ?
    Demandez à la personne de lever les deux bras. Un bras retombe-t-il vers le bas ?
  • Speech (parole) – La personne parle bizarrement ? Elle est incapable de parler ou difficile à comprendre ?
    Demandez à la personne de répéter une phrase simple, comme « Le ciel est bleu ». Répète-elle la phrase correctement ?
  • Time (temps d’appeler le 15 ou 112) – vous observez l’un des symptômes, même si ces symptômes disparaissent, appelez immédiatement les secours et amener la personne directement à l’hôpital, notez également l’heure exacte d’apparition de ces signes.

Il est impératif de mémoriser ces 4 termes et les actions qui en découlent. Ils vous permettront peut-être de sauver la vie de la personne en face de vous.

Traitements

Le traitement dépend du type d’AVC. Quel que soit le diagnostic, il faut agir dans les premières heures.

Si l’AVC est ischémique, le médecin peut essayer de dissoudre le caillot en administrant un médicament dans la circulation (thrombolyse). Pour éviter une récidive, il peut prescrire, ensuite, des anticoagulants permettant de fluidifier le sang et prévenir la formation d’autres caillots sanguins.

Si l’AVC est hémorragique, le médecin prescrit des médicaments pour baisser la tension artérielle (antihypertenseurs). Puis un chirurgien opère et retire le sang accumulé dans le cerveau.

Le traitement des séquelles éventuelles commence le plus rapidement possible afin de retrouver un maximum d’autonomie et d’éviter des complications supplémentaires. La rééducation débute à l’hôpital, puis se prolonge à domicile. Elle est très variable selon les cas, allant d’un handicap léger à une perte totale d’autonomie et dépend beaucoup du territoire touché.

Le contrôle et la prévention des facteurs de risques cardiovasculaires a pour objectif d’éviter un nouvel Accident Vasculaire Cérébral ou la survenue d’autres maladies cardiovasculaires.

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