Échographie

L’échographie transœsophagienne est un examen complémentaire médical.

Il s’agit avant tout d’une échographie (méthode d’imagerie par ultrasons). La sonde d’échographie utilisée a la forme d’un tuyau souple qui passe par la bouche puis le pharynx et enfin l’œsophage. Le but principal de cet examen est d’obtenir des images des zones du cœur difficilement accessibles par la technique plus courante de l’échocardiographie transthoracique. Les zones concernées sont principalement l’oreillette gauche et la paroi postérieure du ventricule gauche. La visualisation de l’oreillette gauche est particulièrement intéressante pour la recherche d’anomalie de cette cavité cardiaque (hypertrophie auriculaire gauche, présence d’un thrombus intracavitaire).

La sonde d’échographie trans-œsophagienne

Elle est constituée d’un fibroscope souple et relié à un appareil d’échocardiographie standard.

La sonde comporte deux mollettes permettant d’anguler la tête de la sonde dans des directions orthogonales, ainsi qu’un système permettant de commander l’angle du capteur ultrasonore.

Elle comporte également un capteur de température permettant d’éviter le risque de brûlures, la sonde disjonctant au-delà d’un certain niveau.

Toutes les modalités habituelles d’une échocardiographie sont disponibles : mode TM, doppler pulsé et continu, doppler couleur…

Réalisation

Le patient est informé de l’examen et doit éventuellement signer un papier attestant qu’une information lui a été donnée sur les risques de celui-ci.

Il est à jeun. Une prémédication peut être donnée (médicament hypnotique léger) mais n’est pas indispensable. Tout dentier est retiré. Une perfusion n’est pas nécessaire pour un examen standard.

Une anesthésie locale est réalisée de la cavité buccale et de l’arrière gorge (pommade et/ou spray anesthésiant).

L’examen est fait sur un patient allongé sur le côté gauche, ou parfois en position assise. Un « cale-dents », dispositif en plastique empêchant la fermeture de la mâchoire, est mis en place et la sonde est introduite dans la bouche, puis dans l’œsophage du patient par l’examinateur.

Après la fin de l’examen, la sonde est retirée ainsi que le cale-dents. La sonde est lavée et décontaminée chimiquement avant d’être utilisée pour le patient suivant.

Le patient doit rester encore à jeun au moins deux heures après la fin de l’examen afin d’attendre que les effets de l’anesthésie locale se terminent et que le risque de fausse route disparaisse.

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