sommeil de qualité pour un coeur

Bien dormir pour un cœur en santé

Dormir au moins sept heures par nuit, et se lever de bonne heure, réduit de 42% le risque de souffrir d’insuffisance cardiaque.

Il est important de bien dormir pour la santé de votre cœur. En fait, des études montrent même qu’une mauvaise qualité du sommeil augmente le risque de développer une maladie cardiovasculaire et peut être un aspect préoccupant pour ceux qui vivent avec une maladie cardiovasculaire.

Selon les psychologues de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa Heather Tulloch, Ph.D., et Adam Heenan, Ph.D., l’insomnie est un problème commun. Un adulte sur quatre n’est pas satisfait de la qualité de son sommeil et 10 % vivent de l’insomnie. Ce nombre peut atteindre 30 à 40 % pour les personnes atteintes d’une maladie du cœur.

Normalement, une personne s’endort en maximum 30 minutes et dort de six à neuf heures par nuit. La quantité de sommeil nécessaire à chacun varie selon l’âge et le degré d’activité de la personne. Les insomniaques, cependant, peinent à s’endormir, à rester endormis, ou se réveillent au milieu de la nuit sans être capables de retrouver le sommeil.

Ces personnes tendent à dormir par courtes périodes, ce qui ne suffit pas à les reposer complètement. Ces interruptions de sommeil les mènent à se sentir étourdies ou à se sentir l’esprit dans la brume lorsqu’elles sont éveillées, selon Mme Tulloch.

Pourquoi le sommeil est-il important pour le cœur?

Contrairement à la pensée populaire, le corps ne se met pas en veilleuse lors du sommeil. Il est dans un état actif vital à la régulation de certaines fonctions physiologiques.

Pendant les étapes du sommeil le plus profond, la tension artérielle diminue, les muscles se relaxent et les processus de réparation du corps se mettent en fonction. Pendant le sommeil profond, le corps produit des hormones qui influencent la croissance, la régulation de l’appétit, le métabolisme d’énergie, le traitement du glucose et la santé du cerveau et des muscles.

Le manque de sommeil interrompt donc ces processus, ce qui met en péril l’équilibre chimique et hormonal du corps. Les taux de cortisol (une hormone de stress), d’insuline et d’autres éléments chimiques augmentent alors, ce qui entraîne un risque plus élevé de diabète, de syndrome métabolique, de pathologies démentielles comme la maladie d’Alzheimer et de maladies cardiovasculaires.

Chez les personnes qui font déjà de l’hypertension, une seule nuit de sommeil difficile peut provoquer une augmentation de la tension artérielle le lendemain.

S’attaquer aux problèmes de sommeil aide certainement à prévenir la maladie du cœur, mais demeure aussi important pour les personnes déjà atteintes. Selon M. Heenan, il est fréquent de voir une personne connaître des problèmes d’insomnie seulement à partir du moment où elle a vécu un événement cardiaque (une crise cardiaque, par exemple). En fait, les patients cardiaques présentent des taux d’insomnie de deux à trois fois plus élevés que la population générale.

Un récent diagnostic de maladie cardiovasculaire ou une crise cardiaque peut mener à l’anxiété ou la dépression, ou encore engendrer des inquiétudes qui peuvent empêcher la personne de bien dormir.

« Certaines personnes se rendent compte qu’après s’être couché, leur esprit vagabonde dans tous les sens. Elles sont inquiètes en raison de leur maladie. Elles craignent que si elles s’endorment, elles puissent ne jamais se réveiller. D’autres perçoivent les événements cardiaques comme une condamnation à mort et se préoccupent du bien-être de leur famille si elles meurent. Le lit devient un endroit qu’on appréhende, où l’on ne fait que s’inquiéter », ajoute M. Heenan

Obtenir le repos nécessaire

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des façons efficaces de traiter l’insomnie. Mme Tulloch souligne que les lignes directrices de l’Association canadienne de réadaptation cardiaque suggèrent que tous les patients cardiaques fassent l’objet d’un dépistage pour l’insomnie et soient évalués. Les évaluations peuvent aider à mettre le doigt sur la cause des problèmes de sommeil, qu’il s’agisse d’apnée du sommeil, de problèmes liés à de mauvaises habitudes, d’inquiétudes ou autres.

Afin de fournir aux personnes qui ont des problèmes de sommeil des renseignements pratiques auxquels ils peuvent rapidement se référer, les Drs Tulloch et Heenan ont créé un document intitulé « 10 conseils pour bien dormir »  Un vidéo qui aborde les problèmes et les solutions liés au sommeil sera présenté sur le site Web de l’Institut de cardiologie plus tard ce printemps.

À l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa, tous les patients cardiaques feront prochainement l’objet d’un dépistage des problèmes de sommeil. Les personnes qui en ont besoin pourront participer au groupe « Bien dormir pour un cœur en santé ». Ce groupe offre un programme de six semaines et a recours à une thérapie cognitive et comportementale (TCC) qui aborde les facteurs émotionnels et comportementaux qui contribuent aux nuits agitées.

Changer la routine entourant l’heure du coucher constitue un élément important pour améliorer le sommeil, tout comme apprendre des méthodes pour mieux contrôler les pensées qui causent de l’anxiété ou des inquiétudes.

« C’est vraiment une bonne nouvelle pour plusieurs, ajoute Mme Tulloch. Le manque de sommeil, c’est un problème qui se règle. Plusieurs patients arrivent même à mettre de côté leurs somnifères. »

Les études ont montré que les TCC aidaient de 70 à 80 % des patients insomniaques. Il confère l’avantage de pouvoir remplacer les somnifères à une médication souvent déjà chargée. Les TCB permettent aux patients de s’endormir plus rapidement, de mieux dormir et même d’obtenir plus d’heures de sommeil au cours d’une nuit.

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